samedi 23 novembre 2013

Massimo Dutti & le Séville profond.

Auourd'hui samedi, journée plus tranquille où l'on commence par une petite escapade obligée vers ce qu'il y a de mieux en matière de boutiques dans ce pays.
Deux heures et demie plus tard, esseulés par la vigueur des tiendas visitées, nous reprenons l'autobus vers le centre ville. Le service est excellent, il y a des voies réservées partout et on n'attend jamais plus de 10 minutes. Il est déjà trois heures, et nous en profitons pour un arrêt à la Plaza de toros de Séville.


La corrida, ici c'est du sérieux. Pour donner une idée, il n'y a pas un café, un resto qui n'ait un mur réservé aux matadors etc. Oublions Guy Lafleur et Gretsky; Manolete, El Cordobès, Joselito et Julian Lopez, sont les héros du pays. Nous apprenons que la corrida vient des exercices de cavalerie avec des taureaux vers 1700. Ces exercices militaires devinrent un sport réglementé vers 1820, mais la Plaza de toros de Séville, la plus ancienne d'Espagne fut construite vers 1760. Elle contient 14,000 spectateurs pour des corridas, tous les deux dimanche d'avril à octobre.


Évidemment, on ne peut s'empêcher de commenter la cruauté de ce sport extrême, mais un espagnol perspicace ne pourrait se retenir de commenter la cruauté de ce sport de combat qu'est devenu le hockey. Qui sommes -nous pour juger?
Un jeune matador pré-retraité et au repos contemple la foule.





Nous traversons le fleuve, pour visiter le quartier Triana, un ancien quartier gitan qui garde ses traditions. Au détour des rues, ils y a partout des azulejos , ces tableaux de céramiques, évoquant la religion, ou tout simplement des activités quotidiennes. Ici elles sont particulièrement réussies.





Il est presque 18.00 hres et comme c'est samedi, les gens sont en congés, finissent leur emplettes et remplissent les cafés pour fraterniser. C'est plein partout, les cafés font recette et on n'y bois presque pas de café.
Par un hasard inoubliable, voir extraordinaire comme dirait Tisseyre de l'émission Découverte, nous tombons sur un café plein à craquer, pas un touriste, juste des habitants du quartier et c'est la magie du flamenco. Deux guitaristes, une voisine qui chante, les spectateurs dansent , le bordel....Magnifico.





Inoubliable et plein d'émotions ce flamenco presque familial.

Finalement et à regret, nous retraversons le fleuve pour une petite bouffe avant de rentrer. C'est samedi, et la ville est très animée.






Nous prenons un souper léger dans un petit café de tapas ( avec les murs recouverts de photos de corridas) et on observe que presque tous les cafés ont des portraits religieux, ou des statues religieuses. Cela nous étonne, car on devine qu'ici comme chez nous la religion recule. Ce qui frappe toutefois, c'est que les photos de Jésus sont toujours celles d'un Jésus sanguinolant. Des horreurs. Voici un exemple, au bar ce soir et regardez la photo au centre. ???



Et il y a la Vierge Marie espagnole. On ne peut pas dire que la religion est dépouillée.
Le style est plutôt chargé.


Je vous laisse avec la prière du torero, avant son combat ,


A demain

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Location:Calle Doctora Navarro Rodríguez,Séville,Espagne

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